Pour beaucoup, écrire rime avec inspiration.
On l’attend, on la cultive, on l’appelle de ses vœux… parfois en vain.
Selon moi, attendre l’inspiration revient à négliger un élément essentiel : la discipline.
Écrire beaucoup, c’est bien.
Écrire régulièrement, c’est mieux.
En France, un roman compte en moyenne 70 000 mots.
En fantasy, worldbuilding oblige, ce volume se situe plutôt entre 80 000 et 110 000 mots.
Hors périodes de corrections éditoriales, je rédige un peu plus de 400.000 mots à l'année ; un volume qui surprend souvent… et qui s’accompagne presque toujours de la même question : "Comment fais-tu pour écrire autant ?"
Si trouver la bonne histoire et bâtir son univers est primordial, la discipline reste, selon moi, le véritable maître-mot d’une phase d’écriture réussie.
Habituellement, mon année se décompose en trois phases :
- la réflexion ;
- la rédaction ;
- la relecture et les corrections éditoriales.
La phase de réflexion se superpose systématiquement aux deux autres : c’est elle qui nourrit mes projets à venir.
Relecture, corrections éditoriales et rédaction restent des étapes plus mécaniques, moins propices à l’imagination pure. J’utilise donc ces moments pour canaliser les idées lorsqu’elles se présentent.
Que ce soit sur un coin de feuille, dans mon classeur fétiche ou dans les notes de mon téléphone, parfois au beau milieu de la nuit, je consigne tout ce qui me traverse l’esprit. Je reprends ensuite ces pistes à tête reposée, dès que l’occasion se présente.
La relecture, quant à elle, est plus "normée". Que je fixe moi-même la deadline ou qu'il s'agisse d'une demande expresse de l'une des maisons d'édition, je m'astreins à corriger un certain nombre de pages/chapitres par jour.
Rédaction d'Obsolescence Déprogrammée
La phase de la rédaction est bien souvent la plus contraignante.
Les idées sont là, l’intrigue est ficelée — au moins dans ses grandes lignes —, il ne reste “plus” qu’à les coucher sur le papier : une étape incontournable, mais souvent propice à la procrastination.
Pour pallier cette difficulté, j’ai pris l’habitude de visualiser chaque scène la veille, avant de m’endormir. Une manière de dérouler le film du chapitre que j’écrirai le lendemain.
En outre, je me fixe un objectif adapté à ma charge de travail, généralement compris entre 1 500 et 2 500 mots par jour.
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